Grâce aux données de plus de 692 malades de la cohorte française Atrophie MultisyStématisée (AMS), l'équipe du centre de référence maladie rare AMS du CHU de Bordeaux et de biostatistique du Bordeaux Population Health Center, ont modélisé 5 profils évolutifs de malades qui se distinguent par la vitesse de progression et le risque de décès. L'objectif du projet IPPLAMS est d'identifier des biomarqueurs pertinents pour établir un pronostic de cette maladie neurodégénérative rare, à partir de ces 5 profils évolutifs.
Travaux portés par l'équipe 12 de l'Institut des Maladies Neurodégénératives Cliniques du CHU de Bordeaux.
Des biomarqueurs comme certaines zones spécifiques d'atrophie cérébrale ou la concentration de neurofilaments dans le liquide céphalo-rachidien seraient probablement significatifs.
Le résultat de l'analyse de corrélation entre ces 5 profils évolutifs et des biomarqueurs ciblés, devrait permettre au clinicien de donner des éléments pronostiques au patient à partir d'une IRM du cerveau, une prise de sang et une ponction lombaire. Enfin, ces résultats permettront aussi de mieux adapter les essais thérapeutiques dans cette maladie rare.
Ce projet est porté par Alexandra Foubert-Samier, neurologue, docteur en épidémiologie, et son équipe, en partenariat avec Cécile Proust-Lima, docteur en biostatistique de l'INSERM, de l'équipe Biostast du laboratoire Bordeaux Population Health Center à Bordeaux.
L'AMS est une maladie neurodégénérative rare dont la survie médiane se situant entre 6 et 10 ans, et, pour laquelle il n'existe aucun traitement pour en ralentir la progression inexorable. L'hétérogénéité de l'évolution de l'AMS d'un sujet à l'autre est un défi dans le conseil pronostic des patients et un frein pour le développement de stratégies thérapeutiques neuroprotectrices.
Le projet en images

