Le projet vise à évaluer pendant 18 mois le lien entre, l’évolution de l’autonomie de 100 patients atteints de maladie d’Alzheimer, et, l’évolution des données d’utilisation quotidienne de leur smartphone via l’usage d’un algorithme. Le but est de développer de nouveaux marqueurs précoces non-invasifs d’identification et d’évolution de l’autonomie, pour prédire l’évolution de la maladie et permettre une prise en charge plus personnalisée du patient.
En France 1 200 000 personnes pourraient être touchées par la maladie d’Alzheimer ou une maladie apparentée. La première fonction cognitive touchée est la mémoire. D’autres systèmes cognitifs sont atteints au cours de l’évolution de la maladie, conduisant à une perte d’autonomie progressive du patient. L’autonomie fonctionnelle se rapporte à la capacité du patient à réaliser les actes de la vie quotidienne. Le projet part de l’hypothèse qu’il existe un lien entre l’évolution des troubles psycho-comportementaux, comme celle des données d’utilisation de smartphone en vie courante, et l’évolution de l’autonomie des patients atteints.
Les travaux visent à étudier les liens entre l’autonomie de patients atteints de la maladie d’Alzheimer et les données d’utilisation de smartphone, via l’usage d’un algorithme, afin d’identifier les marqueurs prédictifs de l’autonomie et l’apparition des troubles psycho-comportementaux, dans un objectif de proposer une prise en charge plus personnalisée.
Le développement d’outil prédictif de l’autonomie assurera ainsi une meilleure information du patient et de la famille sur l’évolution de la maladie, avant que les troubles cognitifs ne soient trop sévères, lui permettant d’être acteur de sa maladie sur les décisions qui concernent sa santé et d’exprimer sa volonté.
Ce projet pluridisciplinaire, conduit sous la responsabilité de Adrien Julian, Docteur MD. PhD., de l’équipe AXE DECLAN (functional DECLine and multimodal ANalysis) du Centre d’Investigation Clinique INSERM 1402 du CHU de Poitiers, implique également le laboratoire XLIM de Chasseneuil du Poitou, et le laboratoire Centre de Recherche sur la Cognition et l’Apprentissage CerCA de l’Université de Poitiers.
Le projet en images

